Procrastination
n. f. (XVI° du lat. procrastinatis, de pro-, et crastinus "du lendemain").
Littér. Tendance à tout remettre au lendemain.
Il est tellement facile d'être persuadé qu'en remettant à plus tard une tâche, on va va pouvoir mieux profiter du moment présent. Oh oui peut-être le moment présent. Et juste après ? Ce sera un mélange de ressentiment et de remords, pas de quoi donner envie d'accomplir cette tâche finalement...
Pour comprendre cette fâcheuse tendance (et donc la contrecarrer), il convient de comprendre quels sont les mécanismes en jeu. Voici en gros les différentes phases du processus :
1) On veut commencer une action, valable pour soi ou pour les autres : "Il faut que je m'y mette"
2) On se donne du délai pour entreprendre cette action : "Je commencerai demain, quand je n'ai pas trop à faire..." (notez comme la phase n° 2 est le début de la fin)
3) On retarde encore plus, entendant une petite voix intérieur qui dit : "Tu aurais du commencer tout de suite !" ou en trouvant des excuses bidons mais qu'on croit valables...
4) On se donne encore un peu de délai, jusqu'au dernier moment ou soit on bâcle le travail, soit on ne le fait même pas
5) Amour propre = 3 % : "Je dois avoir un problème". Et on se promet de ne plus procrastiner encore, trouvant une fois de plus une excuse pour ne pas entamer/finir la tâche en cours.
6) Et on recommence aussitôt avec une autre tâche...
Pour certaines personnes, ce comportement peut devenir maladif et incontrôlable. J'en suis la preuve vivante. Avez-vous déja laissé le courier (non ouvert) s'entasser pendant des mois ? ... la vaisselle (sale) croupir pendant de longues semaines ? ... les papiers administratifs plus importants les uns que les autres (commandement de payer, avis à tiers payeur, dernière relance avant saisie de l'huissier) traîner négligemment dans un coin de votre bureau ?
Il existe deux types de "procrastinateurs" : le tendu, le tranquille.
Pour le tendu cela se traduit par un mix entre la pression pour réussir et la peur d'échouer.
Pour le tranquille, c'est plutôt le jemenfoutisme qui règne, négligeant son travail au profit de ses relations sociales. Le tranquille évite le stress et se concentre sur son seul plaisir instantané. Et contrairement aux apparences, le "tranquille" n'est pas le plus facile à cerner.
Pour en savoir plus :
Site 1 : calculez votre quotient de procrastination (s'adresse plutà´t à des étudiants)
Site 2 : surmonter la procrastination
Site 3 : la procrastination peut ruiner votre paix intérieure
Site 4 : la procrastination, le mal du siècle
Site 5 : pourquoi toujours tout remettre au lendemain ?
Site 6 : How to stop procrastination?
Une petite phrase pour terminer :
"Savez-vous ce qui arrive aux gens qui pratiquent la procrastination ? Rien."
Bon, maintenant que j'ai écrit cet article, je vais quand même aller me faire une petite partie de golf avant d'entamer les projets à mon boulot...
Oh c'est bon, je les commencerai lundi !
Ce blog appartient à Thomas Arthus. Il aime bidouiller des sites web, tricoter et collectionner les photos de girafes qui font pipi.
Ah là là camarade, gross malheur la procrastination, je suis bien d'accord.
Gross malheur ça oui ! Mais il est toujours possible de prendre le taureau par les cornes... ceci dit ça demande une quantité de motivation généralement décourageante... et ainsi de suite :)
trop vrai ton truc toma!
Ben normal, j'ai fait une petite synthèse de sites que l'ai lus dans l'après-midi.
Sinon personne n'a essayé le petit jeu de golf ? Ah c'est sûr, faut lire jusqu'au bout pour le voir...
Alala, je découvre avec plaisir que je ne suis pas seul à procrastiner.
Et le problème de la vaisselle est vraiment un problème assez typique ! Cela a meme un coté pervers qui est que quand il n'y a plus de vaisselle dans le placard, on en vient à faire la vaisselle à la demande, genre on lave son bol et sa cuillère chaque matin avant le petit dèj !
Cela dit, j'ai enfin réglé ce problème ! Je suis tout simplement partit du constat que j'avais finalement le temps avant chaque repas de faire un bout de vaisselle quand il n'y en avait plus au placard, et du coup je me suis dit, pourquoi je ne déplacerai pas cette action à plus tard (procrastinateur oblige !!), genre après le repas ! Du coup ma procrastination chronique m'a aidé à réglé mon problème de vaisselle qui moisit dans l'évier.
Et les avantages sont multiples (plus de moisisure à nettoyer, moins d'odeurs, changement des éponges moins fréquent, évier libre pour y faire egouter ses pates par exemple, etc.) et fini les vaisselles de 3 heures le dimanche après midi !!
Mais il faut tout de meme faire attention, c'est un équilibre fragile, à tout moment, on peut etre victime de procrastination et remettre le nettoyage de son bol au lendemain et là le cercle infernal recommence ;oP
A ce sujet, j'ai trouvé une solution sur le net pour faire de ce fléau un atout...
Le truc : La Procrastination Structurée
Il s'agit d'exploiter la tendance qu'on a à faire les choses qui ne sont pas les plus importantes.
Cf un essai très interressant du professeur John Perry (en anglois) :
http://www-csli.stanford.edu/~john/procrastination.html
Ton exemple du bol me parle vraiment ! J'ai moi-màªme réussi à éradiquer le problème à la source. J'ai le malheur d'avoir tout plein de vaiselle, donc si je tape dans le stock à chaque fois, je me retrouve avec 38 kg de vaisselle à faire au bout de 2 semaines. J'ai donc décidé de n'utiliser que 2 assiettes, 2 verres, et 2 couverts de chaque, et je fais un roulement (comme c'est idiot, oui je sais, mais ça fonctionne !). Ce qui fait que au max je n'ai que 2 assiettes à nettoyer. Du coup mon évier est toujours accessible et ne sent plus la morue sechée.
Quant à ton lien, et ce sujet de la procrastination structurée, c'est intéressant je vais aller le lire dès que j'ai une minute.
A +