à€ la mémoire de mon frère

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Ce qui métonne,
dit Dieu, c’est l’espérance.
Et je n’en reviens pas.

Que ces pauvres enfants,
voient comme ça se passe
et qu’ils croient
que demain ça ira mieux.
Ca c’est étonnant.

Cette petite espérance
qui n’a l’air de rien du tout.
Cette petite fille espérance.
Immortelle.
Qui est venue au monde
le jour de Noà«l.
C’est cette petite fille
pourtant qui traversera
les mondes, elle seule,
portant les autres.

Il faut que ma grà¢ce soit
en effet d’une force incroyable
et qu’elle coule d’une source
et comme un fleuve inépuisable
pour que cette petite fille
espérance, tremblante
à  tous les vents,
anxieuse au moindre souffle,
se tienne aussi fidèle,
aussi droite, aussi pure ;
et invincible et immortelle,
et impossible à  éteindre.

***********
Ce poème de Charles Péguy a été lu par mon père au cimetière de Pruzilly baigné de lumière, le 22 décembre 2006.

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À propos de cette note

Cette page contient une unique note de toma publiée le 28 décembre 2006 8h09.

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